Les actions des minéraux sur nos sens, que l’on peut considérer comme chimiques, dépendent de leur saveur et de leur odeur.
Sous le premier rapport, la plupart des minéraux sont insipides, d’autres, en plus petit nombre, sont sapides, et, quoiqu’il soit difficile d’exprimer les diverses variations des saveurs, on distingue principalement, dans celles que manifestent les minéraux, celles auxquelles on donne les dénominations d’hépatique, d’alcaline, d’acide, d’ambre, de salée, de douce, de fraîche, d’astringente et de métallique.
Sous le second rapport, la plupart des minéraux sont inodores et d’autres sont odorants, soit dans leur état naturel, soit quand on les soumet à une action quelconque, telle que la percussion, le frottement, l’application de la chaleur, le contact de l’eau ou de l’haleine.
L’odeur d’une partie de ces minéraux leur est propre, c’est-à-dire qu’elle tient à leur nature même; d’autres fois elle est accidentelle, c’est-à-dire qu’elle est due à d’autres corps qui se trouvent interposés accidentellement dans le minéral.
Les odeurs étant susceptibles d’un grand nombre de variations et ne pouvant s’exprimer que par la comparaison, lorsqu’il y a lieu, avec celles d’un autre corps, il est inutile de donner une indication des principales odeurs que l’on distingue dans les minéraux.



