La cornaline est une espèce de calcédoine très reconnaissable à sa pâte fine et à sa couleur souvent d’un rouge éclatant. D’un aspect corné ou ressemblant à la corne, elle est colorée par l’oxyde de fer, plus une substance organique que le feu revivifie ou détruit, suivant son intensité. Ses couleurs, dont celle rouge de sang est la plus estimée, varient du rouge de chair au blanc rougeâtre et au blanc de lait.
La cornaline est demi-transparente, avec beaucoup d’éclat; sa cassure est parfaitement conchoide et sa pesanteur spécifique est de 2,6137 à 2,6301.
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Cette pierre est, comme la généralité des autres substances minérales précieuses, partagée en orientale, ou de vieille roche et en occidentale.
La cornaline orientale est fort dure, riche en couleur, claire et également transparente, elle prend un poli très vif. Cette variété hors ligne, arrivée a l’état parfait, approche parfois du grenat pour la couleur et la transparence; il est vrai que dans cet état de beauté elle est très rare.
La cornaline occidentale est tendre et d’un rouge jaunâtre clair, peu brillant.
Parmi les blanches, il en existe dont la pâte est fine, mais la nuance bleuâtre qui les domine presque toujours les rend plus opaques et les fait paraître laiteuses. Une. variété dite panachée ou stygmite est d’un rouge très jaunâtre ou d’un jaune très rougeâtre, bariolée de lignes blanches onglées, rouges ou noires.
Parfois cette espèce est pâle, blanchâtre et comme tachetée de sang. La cornaline dite herborisée est remarquable par des ramifications d’un touge vif sur un fond très blanc.
La cornaline est une des pierres les plus employées en intailles, la finesse de sa pâte permettant à l’artiste de reproduire les détails les plus minutieux.
Certains agents chimiques, aidés du calorique, ont quelque action sur cette pierre.
Si l’on enduit une cornaline tendre d’une pâte de carbonate de soude et qu’on l’expose à une chaleur appropriée, il se forme à sa surface un silicate aussi dur que la pierre.
Si maintenant on la recouvre d’un cément contenant du fer, elle se décolore dans tous les points qui en sont couverts; de sorte qu’en variant ces couches de cément, on arrive à former des dessins qui peuvent paraître naturels, quoique produits par l’art.
Les cornalines communes sont encore employées à faire des bagues chevalières, des anneaux facetés et menus objets dont le bas prix étonne, eu égard à la dureté de la matière.






