Malgré l’incertitude qui a toujours régné et règne encore sur la désignation exacte de cette pierre, nous allons essayer de la donner.
Pour nous, le béryl personnifié n’est autre que l’aigue marine orientale; sa dureté, sa grandeur hors ligne, sa pesanteur spécifique de 3,5489 et surtout sa couleur vert bleuâtre, le distinguent suffisamment de l’aigue marine occidentale, n’ayant, comme nous l’avons dit, que peu de dureté, étant le plus souvent en petits cristaux, ne pesant spécifiquement que 2,7229 et ne possédant que la couleur vert de mer et souvent très pâle.
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Le béryl, par une exception rare aux autres pierres précieuses, dites orientales, ne se trouve qu’aux Indes et parfois en Arabie, en cristaux octaèdres, souvent très volumineux. Sa dureté surpasse celle du grenat. Il jouit de la double réfraction et est coloré par l’oxyde de fer.
Le plus bel échantillon que l’on connaisse est celui qui orne le globe surmontant la couronne d’angleterre et que tout le monde peut avoir vu à la Tour de Londres.
Nous rayerons donc de la longue et confuse nomenclature des béryls les spathfluor verts, les quartz agate prase, les morceaux glaceux d’émeraude pâle, les disthènes, les picnites, les agustites ou apatites, les chrysolites, les aigues marines, accidentellement un peu bleuâtres etc. etc., dont les uns sont composés de chaux fluatée, phosphatée; d’autres, tout simplement quartzeux; en prismes courts, tronqués, de toutes couleurs.






