Il existe deux espèces d’aventurine naturelle, l’une dont les étincelles sont produites par des paillettes de mica jaune, bien connue sous le nom de talc de Moscovie, est la plus commune.
On la trouvait autrefois sur les bords de la mer Blanche et maintenant on la rencontre assez souvent dans de certaines mines en Silésie, en Bohême, en France et particulièrement aux environs d’Ekalerinebourg, en Sibérie.
La seconde espèce d’aventurine se trouve en Espagne et en Ecosse.
C’est la plus estimée. Les points lumineux qu’elle présente sont plus petits et plus brillants; ils offrent cette particularité qu’ils ne sont point formés de parcelles de mica répandues dans la pâte, mais causés par une multitude de petites fentes et de fissures fonctionnant comme celles de l’opale, à cela près que, n’effleurant que la surface du quartz, elles n’ont qu’une seule réflexion et n’offrent que la couleur jaune d’or.
Aventurine naturelle en vente sur Crystal-Energy.com
On a encore donné le nom d’aventurine à une variété de feldspath présentant les mômes caractères extérieurs que le quartz aventuriné; quelques marchands font parfois passer l’une pour l’autre, bien que la différence de dureté puisse toujours les faire distinguer.
La plupart des aventurines naturelles, telles que celles des environs de Quimper, en Bretagne et surtout celle d’Aragon, en Espagne, ressemblent pour la couleur du fond aux plus belles factices, mais les parties scintillantes ont bien moins d’éclat.
mini bouteille aventurine naturelle sur Bijoux Pierres
Quoique le fond ordinaire de l’aventurine soit le brun clair ou le brun rougeâtre, on en trouve de jaunâtre, de grisâtre, de blanc rougeâtre et de verdâtre, cette dernière offre des points blancs.
L’aventurine naturelle, quel que soit son fond, se présente sous deux aspects différents. Ainsi elle est parfois demi-transparente et parfois opaque, quoique le plus souvent. Dans le premier cas sa pesanteur spécifique est de 2,6670 et dans le second
L’aventurine ne peut en tant que pierre naturelle, constituer un genre à part. En effet, une infinité de substances diverses présentent le caractère spécial qui fait sa dénomination et , comme pour l’astérie, nous croyons que ce ne doit être qu’un complément.
Nous avons vu certaines opales présentant des multitudes de paillettes extrêmement divisées et entremêlées de petits grains noirs et blancs, produisant un peu l’effet de l’aventurine.
Beaucoup d’ agates de différentes natures offrent le même phénomène.
L’abbé naturaliste Borson avait une calcédoine parsemée d’un sable cuivreux dans son intérieur.
On aperçoit parfois dans les cristaux de roches translucides et même limpides un sable pyriteux très brillant, mêlé avec assez d’ordre à la cristallisation et la chaux fluatée qu’on trouva presque partout, offre, surtout celle d’Angleterre, une espèce de minerai couleur d’or, extrêmement divisé, répandu assez uniformément dans son intérieur et produisant l’effet et le chatoiement de ce que l’on est convenu d’appeler aventurine.
Ainsi donc, on doit et on peut ajouter au nom de chaque pierre, quelle que soit sa nature, lorsqu’elle présente ce fait de points métalliques disséminés uniformément dans son intérieur, le mot : aventurinée.
La rareté et la vogue de ce minéral problématique à certaines époques, alors qu’on l’employait comme ornement dans divers joyaux, donnèrent l’idée de le reproduire, au moins comme on l’entendait, par des moyens factices.
Plusieurs essais plus ou moins infructueux furent tentés par des émailleurs et des lapidaires.
Enfin, le docteur Miotti parvint à produire des masses d’aventurine factice, rivalisant, comme aspect, avec ce que la nature produisait de plus beau seulement la dureté était moindre, au moins pour certaines espèces.
Ces magnifiques résultats le conduisirent à la fortune mais ses procédés l’ayant suivi dans la tombe, l’emploi de l’aventurine se restreignit d’abord, par suite du manque de la matière et à cause des hauts prix de la naturelle.
Des blocs bruts de cette aventurine factice ont été admirés à l’Exposition universelle de 1855, ainsi que la multiplicité des ouvrages de luxe et de goût auxquels on a fait l’application de cette substance, une des plus heureuses imitations que l’art ait pu produire.






